V1 · fidèle au modèle italien

Talent ou chance ?

1 000 personnes, 40 ans de vie active. Des coups de chance et des coups durs se promènent au hasard. Regardez ce qui se passe, puis jugez par vous-même.

Ce qu'on cherche à savoir

Quand quelqu'un réussit très bien, est-ce surtout grâce à son talent, ou surtout grâce à la chance ? Cette simulation reprend un modèle de chercheurs italiens (2018) pour tester la question avec des règles simples et visibles.

Gardez ces questions en tête pendant que ça tourne :

  • Si vous ne regardiez que les plus riches, que diriez-vous de leur talent ?
  • Que se passe-t-il quand on enlève la chance ? Et quand tout le monde a le même talent ?
  • Ce monde ressemble-t-il au vrai ? En quoi pas du tout ?

Pas de bonne réponse imposée. Le modèle est volontairement simple : à vous de voir ce qu'il éclaire, et ce qu'il laisse dans l'ombre.

Votre pari avant de lancer

Trois réponses, à l'instinct. On les compare ensuite aux résultats de 100 mondes.

Les règles du jeu (celles du papier de 2018)
  • 1 000 personnes immobiles, placées au hasard sur un carré de 201 × 201 cases.
  • Chacune reçoit un talent entre 0 et 1, tiré en courbe en cloche : moyenne 0,6, écart type 0,1. Il ne change jamais.
  • Tout le monde part avec le même capital : 10.
  • 500 événements bougent au hasard : moitié coups de chance, moitié coups durs.
  • Tous les 6 mois, pendant 40 ans (80 tours), chaque événement se déplace. S'il passe à moins d'une case d'une personne :
    • coup dur : son capital est divisé par 2 ;
    • coup de chance : elle a une probabilité égale à son talent de le saisir (talent 0,7 = 70 % de chances). Si elle le saisit, son capital double. Sinon, rien.
  • Dans ce modèle, le talent sert à une seule chose : saisir les occasions.

Source : A. Pluchino, A. E. Biondo, A. Rapisarda, « Talent vs Luck: the role of randomness in success and failure », Advances in Complex Systems, 2018 (arXiv 1802.07068). Deux réglages ne sont pas précisés dans le papier : la distance parcourue par tour (ici 2 cases) et la portée d'une rencontre (ici 1 case). La portée a été choisie pour retrouver les résultats publiés : les 20 % les plus riches détiennent environ 80 % du capital, la personne la plus riche finit vers 2 560. Les deux sont réglables plus bas.

Le monde

Touchez un point pour suivre une personne
Année 0
coup de chance coup dur capital de départ plus riche plus pauvre

Le même numéro de monde donne toujours exactement la même histoire. Pratique pour comparer en changeant une seule règle.

Suivre une personne

Personne sélectionnée.

Ce qui se passe

Lancez la simulation pour voir les chiffres apparaître. Au départ, tout le monde a le même capital.

20 %
du capital total détenu par les 20 % les plus riches
50 %
du capital total détenu par la moitié la plus pauvre
0 / 0
plus riches qu'au départ / plus pauvres
10
capital de la personne la plus riche

Talent et capital

Chaque point est une personne. À droite les plus talentueux, en haut les plus riches. L'échelle monte par doublements.

Combien de personnes à chaque niveau

Répéter l'expérience

Un seul monde peut être un hasard. Ici on fait tourner 100 mondes différents avec les mêmes règles, sans animation, et on regarde les moyennes.

Changer les règles (pour isoler un facteur)

Par défaut, tout est réglé comme dans le papier. Changez une seule chose à la fois, gardez le même numéro de monde, et comparez.

Papier : 1 000
Papier : 0,6
Papier : 0,1 (écart type)
Papier : 10. Ne change que l'échelle.
Papier : 500
Papier : 50 %
Papier : 40 ans, un tour tous les 6 mois
Non précisé dans le papier. Choix : 2
Non précisée dans le papier. 1 case retrouve ses résultats (80/20, plus riche vers 2 560)
Ce que ce modèle ne dit pas
  • Le talent est réduit à un seul chiffre, fixe toute la vie.
  • Tout le monde part avec le même capital : pas d'héritage, pas de milieu d'origine.
  • Un coup dur frappe pareil un riche et un pauvre (une division par 2). Pas de seuil, pas de crédit, pas de charge mentale.
  • Personne ne bouge, ne s'entraide, ne se relève.
  • Le talent n'aide pas à éviter les coups durs, seulement à saisir les occasions.

Ces limites sont les pistes de la suite : coups durs par niveaux, charge mentale, entourage, capacité à se relever.

La suite, avec vous

Cet outil est construit avec une vision, la mienne. Avec la vôtre, il sera bien meilleur.

Une erreur, une source plus fiable, une idée de coup dur ou de règle à tester, un passage pas clair : dites-le ici (compte GitHub gratuit). Bientôt : un vote pour choisir le prochain facteur à ajouter.